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Qui et combien de personnes sont concernées ?

Il n’existe pas de portrait-type des victimes ou des auteurs de violences conjugales.Aujourd’hui, en France, une femme décède tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.


Les victimes

Les résultats de nombreuses enquêtes montrent que les victimes sont issues de tous les milieux sociaux.

Ces violences sont souvent liées à l’âge : dans l’ensemble, les victimes les plus jeunes (20-24 ans) sont environ deux fois plus touchées que leurs aînées.

Si les violences conjugales ne sont pas spécifiques aux classes défavorisées, on en compte beaucoup plus parmi les chômeurs et les époux percevant le RMI.

Les auteurs de violences conjugales

Il s’agit le plus souvent d’individus ordinaires, c'est-à-dire ne présentant aucune autre difficulté manifeste sur le plan personnel, professionnel ou social.

Ils peuvent appartenir à toute catégorie socioprofessionnelle.

Hors de leur couple, ces partenaires ont fréquemment une image tout à fait respectable.

Certains individus, peut souffrir de troubles graves de la personnalité (perversion, psychopathie, état limite ou délirant).

Ces pathologies ne doivent pas être sous-estimées surtout dans les cas de violences extrêmes.

De manière générale, ces partenaires ont une conception rigide des rôles masculin et féminin.

Pour eux, il est normal que leur conjoint soit totalement soumis et lui obéisse aveuglement ; ils minimisent et justifient ou nient leur violence.

La difficulté à contrôler l’impulsivité peut être accrue chez certains d’entre eux par l’addiction à l’alcool ou à des substances illicites (drogues).

Les violences conjugales en chiffres

Plusieurs enquêtes statistiques nationales sur les violences envers les femmes (ENVEFF) ont été réalisées en France afin de cerner l'ampleur du phénomène.

Aujourd’hui, en France, une femme décède tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.

Plus d’un million de femmes seraient victimes de violences conjugales, mais 92% des violences ne font pas l’objet de plaintes.

Toutefois, les procédures enregistrées par les parquets relatives aux violences conjugales ont augmenté, ce qui démontre que les victimes dénoncent davantage les faits de violences qu’auparavant : 40 000 affaires nouvelles en 2003 contre 52 000 affaires nouvelles en 2006.

S’il est vrai que la grande majorité des victimes sont des femmes, les hommes aussi peuvent subir des violences conjugales.