Comment choisir son avocat ?
L'important est de trouver un avocat qui a l'expérience des affaires comme la votre.
Un avocat ne peut pas tout savoir, la science juridique est trop vaste.
Certains connaitront mieux le droit des sociétés, le droit du travail, le droit pénal, le droit de la famille, etc.
Si vous avez déjà eu à faire par le passé à un avocat ou si un ami vous en conseille un, demandez- lui d'abord s'il est spécialiste dans le domaine qui vous concerne.
En effet un avocat qui a pu aider votre ami à l’occasion de son licenciement n'est pas nécessairement le mieux placé pour vous assister dans votre divorce (et réciproquement).
Pour le savoir, vous pouvez également vous tourner vers les annuaires qui distinguent les spécialités ou vers les Ordres des avocats qui tiennent localement une liste des avocats spécialistes.
Depuis un arrêté du 8 juin 1993, il existe en effet des avocats spécialisés.
La liste des spécialités est limitée à quinze, dont la spécialité relative au droit des personnes.
Il existe également des sous-spécialités (dénommées champ de compétence).
Ces champs de compétence résultent d’une réglementation apparue postérieurement à l’arrêté du 8 juin 1993 et définissent une spécialité plus étroite.
Ainsi, nombre d’avocats spécialistes en droit des personnes pratiquent dans leur spécialité le droit de la famille, mais un avocat titulaire du champ de compétence en droit de la famille n’est pas spécialiste dans les autres matières qui composent le droit des personnes.
Il en résulte que pour vous faire défendre efficacement dans une affaire qui concerne le droit de la famille, vous pouvez indifféremment avoir recours à un avocat spécialiste en droit des personnes qui pratique le droit de la famille ou à un avocat titulaire du champ de compétence en droit de la famille.
Cette réglementation des spécialités va être prochainement modifiée aux fins, espérons le, de pouvoir être plus efficace pour renseigner précisément les justiciables sur la compétence effective de l’avocat auquel ils s’adressent.
Qu'appelle-t-on un avocat spécialiste en droit des personnes ?
Il importe de savoir que tous les avocats, avec l'évolution et la complexité de la matière familiale, ne sont pas en capacité d'en appréhender toutes les facettes s'ils n'en ont pas une pratique quotidienne, assortie d'une spécialisation.
La spécialité en droit des personnes recouvre en effet les domaines suivants :
- droit de la famille
- réparation du préjudice corporel
- droit des étrangers en France
- droit des successions et donations
- droit du patrimoine
- droit du surendettement
- responsabilité civile
- assurance des particuliers
- droit des mineurs
Un avocat titulaire de la spécialité en droit des personnes ne pratique cependant pas obligatoirement toutes les matières qui y figurent, certaines d’entre elles étant éloignées du droit de la famille.
L'avocat spécialiste en droit des personnes qui dans cette vaste spécialité a choisi de consacrer l’essentiel de son temps au droit de la famille est donc un avocat qui a choisi d'exercer son activité quotidienne au service des personnes qui rencontrent des difficultés familiales de tous ordres.
Il a une formation qui combine des approches pluridisciplinaires (psychologie, aspects médicosociaux, sociologie de la famille) acquises au cours d'une formation initiale et d'une formation continue adaptée à sa pratique.
Ainsi, en ce qui me concerne, je ne pratique ni la réparation du préjudice corporel, ni le droit des étrangers, ni le droit du surendettement, ni le droit de la responsabilité civile.
La profession d’avocat est soumise à l’obligation de formation continue.
Les avocats titulaires d’une spécialisation doivent consacrer le quart de la durée de la formation continue – soit 5 heures par an- à leur(s) domaine(s) de spécialisation.
Ils peuvent ainsi non seulement parfaire leurs connaissances juridiques, mais aussi intégrer les nouvelles dispositions législatives et échanger leurs expériences.
Cette durée de formation continue ne constitue cependant qu’un minimum et la plupart des avocats qui pratiquent exclusivement le droit des personnes ont à cœur de suivre une formation continue bien plus importante, certaines étant d’ailleurs organisées spécialement pour eux par les associations professionnelles dont ils font partie (voir à ce sujet le site de l’association des avocats spécialistes en droit des personnes : www.avocatsdelafamille.org)
Pourquoi choisir de préférence un avocat pratiquant exclusivement le droit de la famille ?
Tout avocat est bien sûr habilité à vous défendre dans les domaines touchant au droit de la famille.
Toutefois la complexité croissante de cette matière qui touche à des domaines transversaux importants (fiscalité du couple et du patrimoine, droit patrimonial de la famille et liquidation des régimes matrimoniaux, psychologie de l’enfant, connaissance du processus psychologique des violences conjugales, de la rupture, droit international privé, etc…) impose de s’adresser à un spécialiste de la matière.
L’abondance des informations auxquelles le public peut avoir accès sur le net ou auprès de ses relations a plus tendance à entraîner des confusions qu’une vision claire de la situation, ainsi que de vos droits et devoirs.
Par ailleurs, certains avocats privilégient la défense traditionnelle des intérêts de leur client, parfois au détriment des autres composantes de la famille, ce qui n’est pas le cas d’un avocat spécialiste en droit de la famille qui a depuis longtemps pris conscience de l’impact d’une rupture sur les enfants et sur les relations avec la famille collatérale.
En ce qui me concerne, pratiquant exclusivement le droit de la famille et consciente de l’importance attachée au maintien de la relation parentale, j’ai fait le choix de vous conseiller de privilégier la recherche préalable d’un accord, avant d’engager toute procédure judiciaire.
Je me suis également longuement formée aux méthodes de résolution alternatives des conflits, tels que la médiation familiale et le droit collaboratif, je suis d’ailleurs titulaire du diplôme d’état de médiatrice familiale.
La voie amiable n’est cependant pas possible dans certaines situations à raison de la personnalité du défendeur, soit parce qu’il refuse toute négociation, soit parce qu’il a besoin de voir reconnaître la responsabilité de son adversaire, soit parce que sa structure de personnalité ne lui permet pas d’envisager la recherche de solutions mutuellement acceptables : c’est notamment le cas des pervers manipulateurs.
Mon expérience me permet de détecter rapidement de telles situations et dans ce cas, je serai également parfaitement apte à défendre vos intérêts dans la mesure où je suis rompue à la pratique judiciaire.